La plupart des ouvrages consacrés à la crise dite des Subprimes se focalisent sur les
méfaits de la dérégulation financière. Ils mentionnent parfois que le surendettement des
ménages, alimenté par la machinerie financière ayant engendré la prolifération des dérivés de
crédit, a pour origine la stagnation des revenus des ménages à revenus moyens et modestes,
sans toutefois en analyser en détail les effets macroéconomiques. C’est avant tout à la critique
de la répartition des richesses qui s’est installée dans le capitalisme financier que sont
consacrés les propos qui suivent.
Le FMI relevait à cet égard que « la part des salaires dans les pays développés a baissé en moyenne de 7 points depuis le début des années 1980, ce recul étant plus marqué dans les pays européens »2. Cette dégradation de la part du revenu rétribuant la force de travail touche depuis le début de la décennie les Etats-Unis, traditionnellement marqués par une relative stabilité du partage des revenus. Elle s’accompagne d’une montée des inégalités de salaires. Les inégalités de revenu se sont donc accrues. Leurs symptômes sont de plus en plus marqués. Le salaire médian stagne alors que le revenu moyen progresse, sous l’effet de l’explosion des hauts salaires et des revenus financiers. Cette tendance prévaut également en Espagne, en Irlande, et au Royaume-Uni, les « clones européens » du modèle américain, où la forte croissance des années 2002-2006, tirées par le secteur immobilier, n’a été possible que moyennant le surendettement des classes moyennes et modestes, dont le revenu a stagné.
La modération salariale est aussi un fait marquant en France et en Allemagne, où la répartition des revenus s’est nettement infléchie en faveur des profits. En France, la part des salaires a fortement reculé de 1983 à 1997 pour se stabiliser, depuis, à un niveau historiquement bas. Elle a plus récemment baissé en Allemagne sous l’effet des « réformes structurelles » du marché du travail, conduites par le chancelier Schröder, puis par la Grande coalition. L’endettement des ménages est cependant resté modéré dans ces deux pays, en comparaison de sa montée dans les pays où le crédit hypothécaire s’est développé. Pour autant, des deux côtés du Rhin, la modération salariale est tout autant devenue source d’effets pervers, qui se manifestent notamment, à la différence du cas américain (où l’activité fut soutenue), par une tendance à l’excès d’épargne, synonyme de croissance molle.
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Quel est le rapport avec l’article ???
Modération des salaires dites vous ?
J’ai connus cela aussi ......Pendant les années ou le PS était au pouvoir .