Des années décisives, notre système de retraites en a déjà connu depuis 1993 : 1995, 2000 (pour les retraites complémentaires du secteur privé), 2003… Mais 2010 sera de nouveau une année décisive parce que le gouvernement et le Medef ne sont pas encore arrivés à leurs fins et qu’ils comptent bien utiliser le déficit record laissé par la crise (produit direct de leurs politiques néolibérales) pour aller encore plus loin dans leur contre-réforme de notre système de retraites.
Lisez le dossier d’Un monde d’avance.
"Le PS attaché à la retraite à 60 ans, alors qu’Aubry a évoqué 61 ou 62", dépêche AFP de Benoît Hamon
"Toucher à la retraite à 60 ans serait un très mauvais symbole", interview de Henri Emmanuelli
"La retraite à 62 ans ? Une idée de techno !", interview de Marie-Noëlle Lienemann
"On peut vivre plus longtemps et travailler moins", interview de Liêm Hoang Ngoc
L’avenir du régime des retraites par répartition, note de Liêm Hoang Ngoc
Retraites - 2010 : une année décisive, tribune de Jean-Jacques Chavigné
Pour un système de retraites plus juste, tribune de David Cayla
Quel avenir pour notre système de retraite ?, tribune d’Emmanuel Dellacherie
Avenir du système de retraites : orientations et méthode, texte adopté par le bureau national du PS le 26 janvier 2010
Union Syndicale SOLIDAIRES
Aux organisations syndicales CFDT – CFTC – CGT – CFE/CGC – FO – FSU- UNSA
Le 22 janvier 2010,
Cher-e-s camarades,
En ce début d’année 2010, chacun peut faire le constat que patronat et gouvernement continuent leurs attaques contre les salarié-e-s : licenciements, salaires et pensions quasiment bloqués, conditions de travail qui se détériorent, répression contre les mouvements sociaux, destruction des services publics, etc. Nos initiatives intersyndicales ont permis des actions nationales très fortes au premier trimestre 2009. Or, la situation sociale aujourd’hui mérite une réponse syndicale, du même niveau et dans la durée. Nous sommes conscient-e-s que ceci doit se reconstruire, suite à l’absence d’initiatives syndicales interprofessionnelles nationales depuis trop longtemps. Le président de la République et le gouvernement ont annoncé clairement leur volonté de faire de 2010 un rendez-vous crucial pour l’avenir du système de retraites. D’ores et déjà, le report de l’âge de départ à la retraite est envisagé. Dans cette situation, la responsabilité du mouvement syndical est immense. Pour l’Union syndicale Solidaires, il y a urgence à mener campagne sur la question des retraites. Les prises de position de plusieurs de nos organisations, à travers la presse ou lors de rencontres avec le MEDEF et le gouvernement pour certaines, montrent des approches différentes. Cependant, la défense du système solidaire actuel et son amélioration ne sont-elles des bases partagées par toutes les organisations ? N’y a-t-il pas urgence à montrer un front syndical uni, le plus large possible, face au gouvernement et au patronat, dans ce dossier des retraites ? Une campagne intersyndicale nationale, dans la durée, est-elle possible ? Les « contre-réformes » de 1993 (pour le privé), 2003 (pour les fonctionnaires), 2007 (pour les régimes spéciaux) ont conduit à une baisse des niveaux de pension, et à une aggravation des inégalités de retraites entre hommes et femmes Il y a eu des appréciations et des stratégies différentes dans le mouvement syndical face à ces attaques gouvernementales. Aujourd’hui, les projets gouvernementaux sur ce dossier risquent de conduire à une remise en cause fondamentale des principes sur lesquels se sont construits les droits à la retraite : le mouvement syndical a donc une responsabilité très importante vis-à-vis de l’ensemble des salarié-e-s. il nous semble indispensable de construire une stratégie unitaire appuyée sur la mobilisation des salarié-e-s. Pour l’Union syndicale Solidaires, ce serait une grave erreur que de laisser le terrain de la communication sur les retraites, au gouvernement et au patronat. Nous ne devons pas attendre les rendez-vous et annonces officiels qu’ils décideront. C’est dès maintenant qu’il faut afficher une volonté syndicale, nationale et interprofessionnelle, de mener la lutte contre leurs projets. Comme nous l’avions déjà dit en 2009, après les très fortes journées de manifestations et grèves des 29 janvier et 19 mars, nous pensons qu’un mouvement de grève reconductible est nécessaire ; nous savons aussi que cela se construit, il ne s’agit donc pas d’une proclamation mais de travailler à sa réussite. En ce début d’année 2010, il nous semble donc qu’une rencontre intersyndicale sur ce dossier est nécessaire. Qu’il y ait des approches différentes entre nos organisations ne nous choque pas ; nous pensons qu’il est mieux, d’une part de chercher ce qui peut unifier sans renoncer aux orientations fondamentales de chacune, d’autre part dire clairement les points de désaccords lorsqu’il y en a. L’unité d’action syndicale, et sa nature, sont conditionnées à cela. Voilà, cher-e-s camarades, ce dont nous souhaitons discuter. La dernière réunion de l’intersyndicale prévue dans nos locaux en novembre avait été annulée, nous sommes disponibles pour en accueillir, dans les meilleurs délais, une nouvelle. Nous avons noté que ce souhait d’une rencontre prochaine était partagé par d’autres. Dans l’attente de vos réactions et propositions, nous vous adressons nos salutations syndicalistes. Pour l’Union syndicale Solidaires : Annick Coupé Christian Mahieux
Voir en ligne : http://www.solidaires.org
N’oubliez pas que c’est en 1981, lors de l’arrivée de la gauche au pouvoir que la retraite à 60 ans à été inscrite dans la loi. C’est la seule chose qu’il reste aux gens qui comme moi, ont porté l’espoir d’une nouvelle politique en mai 1981. Bien sur cette politique à été abandonnée, puis detruite au nom d’interets particuliers. Allez vous abandonner le dernier symbole de ces années là, toujours au nom d’interets financiers privés. S’il y a un probleme de financement (qui est en parti generationnel, dont limité dans le temps) tournez vous plutot vers les formidables profits générés par la speculation boursière, profits dont l’importance est generatrice de bulles speculatives entrainant les crises economiques et sociales que l’on connait. Mais qu’attendez vous donc pour legiférer afin de prelever par la taxation, toutes ces enormes plus-values non utilisees par l’economie, et financer les retraites et la santé publiques. C’est quand même plus important que la burqua. Concernant le montant des profits, lisez Emanuel Todd, ca donne une idée.
Martine, tu devrais pas parler toute seule comme ça.
Tant que des patrons d’entreprises publics s’arrangerons pour toucher deux salaires en lorgnant le top 10 des patrons du CAC 40, tant que les grosses fortunes bénéficieront de ristournes fiscales sans retour de bénéfice pour la nation, tant que notre avenir sera façonné par la finance dont l’unique objet est l’enrichissement des actionnaires qui conduit nos cinquantenaires au chômage économique, je ne vois pas la pertinence de la remise en cause de l’âge légal de la retraite.
Voir en ligne : Article pris dans Libération
La position du parti socialiste sur les retraites ne doit pat s’arrêter à un positionnement électoral.
En ce qui me concerne je suis d’accord avec l’analyse des leaders de courant. Je souhaite qu’il y ait un vote interne des militants sur ce sujet, ce qui évitera que la droite ne nous tende des pièges de ce genre et que notre première secrétaire n’avance son avis qui à mes yeux n’est pas majoritaire au PS. L’allongement du temps de travail est quand même un des sujets favoris de l’ump, et il nous le ressert tous les deux ans comme le thème de l’insécurité, comme le thème sur le contrôle d’internet. Il y a une réforme ou un loi tous les deux ans. Tout recommence comme si la crise n’avait jamais eut lieu, comme si le système financier n’était plus fou et comme si le capitalisme financier n’était que le seul système viable pour nos sociétés. Nous ne trouverons de solutions pour la sécurité sociale, les retraites, la santé, l’éducation que si nous nous attaquons au système monétaire actuel, au droit de la création monétaire, à l’origine de la dette je vous renvoie encore une fois vers les liens suivants :
Militant du parti socialiste ( motion C), je tiens à vous alerter sur une ruse possible du gouvernement dans cette affaire.
Les propos de martine aubry ont diffusé le soupçon que le parti socialiste - composé pour une grande part d’élus locaux directement concernés - négocierait en sous-main un retrait partiel de la réforme des collectivités locales en échange d’une relative abdication sur la question des retraites. Le conseil constitutionnel pourrait procéder à ce recul à la place du gouvernement qui, ainsi, n’aurait point l’air d’avoir cédé à la pression populaire.
Cela est-t-il vrai ou faux, je n’en sais rien. En tout cas le gouvernement se frotte les mains à deux mois des régionales. Abstention massive et discrédit dans les milieux populaires , SPDisation de notre parti, émiettement de l’opposition . Les gens de soixante ans épuisés , ne pardonneront jamais cet abandon , réel ou imaginaire, pour préserver des mandats locaux. Les verts, PG, PCF, NPA, y gagneront peut-être un peu , mais moins que l’abstention.
Il faut désamorcer un piège aussi grossier et que la direction de notre parti empêche la droite de faire accroire à une trahison électoralement dévastatrice et défendant "bec et ongles" la retraite à soixante ans ! par ailleurs je veux bien être "d’un monde d’avance"