2500 chômeurs de plus mardi 26 mai – 693 000 chômeurs de plus en 2009 – 34 000 fonctionnaires de moins en 2010 : « avec les dents » Sarkozy va chercher le chômage, battez-le, le 7 juin !
La gauche est majoritaire dans ce pays, 20 régions sur 22, 2 villes sur 3, 61 % des départements sont à gauche… Le 14 mars 2008, la gauche obtenait plus de 51 % des voix (sans le fameux et inconsistant Modem !)… Dans les sondages, même commandés par ses instituts, Sarkozy et l’UMP se traînent à 25 %. Dans le pays, manifs et mobilisations sont quasi permanentes du 29 janvier au 19 mars, du 1er mai… au 26 mai et au 13 juin. Alors pourquoi laisserait-on Sarkozy, l’UMP, et les médias tromper tout le monde et faire que cela ne se voit pas le 7 juin ?
Tous les jours, ils nous donnent des arguments pour les sanctionner : F. Lefebvre (UMP) propose qu’on modifie encore le Code du travail pour qu’on puisse travailler chez soi quand on est en congé maladie ou en congé maternité, il appelle cela de « nouveaux droits pour les salariés ». On nous dit qu’il serait minoritaire même à l’UMP. Mais non, ce ballon d’essai en cache d’autres. Avec le même abus de langage sur le « volontariat » du salarié, ils proposent qu’il ait « la liberté de travailler le dimanche », « la liberté de travailler 65 h par semaine » (directive européenne déposée sous la présidence Sarkozy refusée le 17 décembre 2008 par le Parlement grâce au PSE, par 471 voix contre 243)… Comme si « la liberté » existait en droit du travail avec 3 millions de chômeurs et des salaires bloqués de façon draconienne… Ce qui caractérise un contrat de travail c’est « un lien de subordination juridique permanente ». Tout salarié est subordonné : ce que veut Lefèbvre c’est étendre « la liberté » des employeurs d’en abuser.
Ainsi l’UMP a déposé un projet de loi pour que des entreprises puissent « prêter » des salariés à d’autres entreprises : « loueurs de bras » individualisés contre contrat de travail légal et conventionnel. Ils proposent aussi que les intérimaires ne se voient plus appliquer tous les droits du contrat de travail et des conventions dans les entreprises où ils sont placés. Comme ils ont établi les « ruptures conventionnelles » sans motif (la « séparabilité » selon Parisot) C’est une hécatombe. 66 951 ruptures recensées dont 13 326 dans le seul mois de mars 2009 : dans ce tête à tête solitaire individualisé sans rapport de force collectif, les salariés sont poussés hors de leur emploi par dizaines de milliers, sans même un plan de sauvegarde de l’emploi, sans mesure sociale…L’UMP en « recodifiant » le Code du travail jour après jour, organise par petits bouts le démantèlement des droits des salariés. Ils veulent nous cuire à petits feux sans qu’on s’en aperçoive…
Pas d’état d’âme, Europe néo-libérale de Barroso et Elysée Sarkoziste, c’est pareil, allez à l’essentiel, votez à gauche le 7 juin, votez PS et manifestez le 13. Votez contre l’Europe Sarko-barrosiste des 65 h de travail hebdomadaires, votez pour une Europe à durée maxima de travail de 48 h. Battons la droite UMP-Modem le 7 juin et préparons l’unité de toute la gauche. Sarkozy refuse de contrôler les licenciements. Il préfère discuter des portiques à l’entrée des écoles que des profs dans les salles de cours, des surveillants dans les cantines, des infirmières dans les hôpitaux ou des médecins du travail dans les centres de santé ad hoc. Faisons lui payer tout cela par un vote utile, efficace, car le PS s’engage dans la bonne voie : à gauche vraiment !