Communiqué de presse de Benoît Hamon (porte parole du Parti Socialiste), Henri Emmanuelli (député des Landes), Marie-Noëlle Lienemann (sénatrice de Paris).
Nous sommes surpris de l’interprétation faite hier par Jérôme Cahuzac, président de la commission des Finances de l’Assemblée Nationale, de la proposition ambitieuse de François Hollande de créer 60 000 postes d’enseignants dans l’Education nationale.
Après 5 ans de suppressions de postes, en application du non remplacement dogmatique d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, les services publics, en particulier l’école, se retrouvent en première ligne. En période de crise économique et sociale, leur rôle pour assurer l’égalité entre les citoyens et l’émancipation de chaque jeune est indispensable.
Si les 60 000 créations de postes annoncées par François Hollande ne devaient l’être que par redéploiement, cela reviendrait à réduire le service public de la santé ou de l’emploi pour consolider les moyens de l’Education Nationale. Cela n’aurait aucun sens.
Un poste de professeur en plus ne peut être payé par un poste d’infirmière en moins. La crise appelle la responsabilité et la crédibilité. Celles-ci se mesurent aussi à la volonté politique que l’on consacre à protéger les Français et à leur garantir l’égalité devant les services publics .
Tout à fait d’accord avec cette position. Et que l’on ne commence pas à dire que ce type de position dérange notre candidat dans SA campagne. il est du rôle des militants et des responsables du PS de faire en sorte que la politique proposée soit une vraie politique de gauche et pas "un canada dry" mode social démocratie.
Nous voyons tous où ma social démocratie a conduit la Grèce et l’Espagne, faillite et gouvernement de droite libérale pour l’une, gouvernement de "banquiers" pour l’autre et au final austérité pour le peuple.
Continuons à faire en sorte de garder le cap à Gauche ....
Ces débats doivent être internes au PS et pas jetés sur la place publique en pâture aux opposants de la gauche. Quand les égos du PS vont-ils enfin faire taire leurs ambitions personnelles dévorantes qui sabordent la possibilité même dune alternance ? Il faut arrêter de la jouer perso !!! Il y a eu des primaires : un leader ça se respecte, si on veut gagner. Ces fanfaronnades desordonnées sont pitoyables car elles compromettent l’intérêt du pays.
MERCI de nous montrer qu’encore quelques personnalités du P.S. sont à gauche..... Longtemps militante PS, je vais, au premier tour voter Mélanchon, là je m’y retrouve ! Au 2ème tour on verra !!
Je partage tout à fait cette analyse, il ne saurait y avoir 60 000 postes dans l’Éducation Nationale sans les créer.
Je ne pourrais pas croire que notre candidat à la présidentielle, François Hollande, puisse reprendre à son compte la politique de Sarko pour ce qui est du redéploiement dans la fonction publique. Ce serait faire exactement ce que dit ce dernier, trop de fonctionnaires ici et là, donc supprimons les et restructurons avec ce qui reste de fonctionnaires, quelque soit leur compétence !!!
Être progressiste, de gauche, donc socialiste ce n’est pas copier l’idéologie conservatrice ou s’en inspirer en avançant déjà, encore et toujours la crise pour annoncer au Peuple de France que gouverner à gauche c’est encore et toujours se serrer la ceinture ! Si notre futur président n’est pas en mesure de gouverner à gauche sous prétexte que la crise nous contraint, serait-il judicieux de poursuivre la conquête de l’Élysée ? Pourquoi donc nous mobiliser pour sa victoire si nous n’avons pas la certitude que notre investissement soit récompenser par une politique progressiste, en rupture totale avec le libéralisme et le capitalisme, le dictat des marchés et des agences de notation et en rupture avec les politiques menées par la BCE, le FMI et l’OMC.
Je ne suis pas d’accord avec votre raisonnement, que je trouve excessif et inapproprié.
Pourquoi prendre l’exemple des infirmières ? Tous le monde sait qu’il n’y a pas assez d’infirmières en France pour pourvoir tous les postes budgétés.
Par contre, il est notoire que nous avons trop de fonctionnaires en France en général, donc dans certains services publiques forcément.
Nous devons arrêter de vivre au dessus de nos moyens, faire preuve de raison et réduire les effectifs dans beaucoup d’administrations comme les conseil généraux ou régionaux, entre autres.
Également faire preuve de plus de souplesse en étant capable de transférer des fonctionnaires de collectivités territoriales au ministère de l’éducation nationale, pourquoi pas ?
Pensez-vous vraiment que tous les français sont dupes de ce genre de formule : ’Un poste de professeur en plus ne peut être payé par un poste d’infirmière en moins’
Un sympathisant PS