France Info. A l’aube de la présentation du pré-projet socialiste pour la présidentielle de 2012, Benoît Hamon dévoile quelques-unes des 30 idées à travers lesquelles le PS ambitionne de "redresser la France". Le porte-parole du PS revient également, au micro France Info de Raphaëlle Duchemin, sur le coup de frein gouvernemental à l’augmentation des prix de l’énergie. Il faudrait aller encore plus loin, selon Benoît Hamon.
"Tout ce qui peut contribuer à l’amélioration du pouvoir d’achat des Français va dans le bon sens", reconnaît Benoît Hamon. Avant d’ajouter : "Nous aurions souhaité qu’il puisse y avoir une utilisation des super profits de l’industrie pétrolière, notamment de Total, pour créer un tarif social de l’énergie, réduire durablement la facture énergétique et développer les filières industrielles de l’énergie renouvelable", poursuit le porte-parole du PS.
"Il est absolument indispensable de changer le mode de calcul du prix du gaz – indexé à la fois sur le prix du gaz naturel mais aussi le prix du pétrole brut – qui a amené à ce que, en dépit de l’effondrement des cours du gaz, les prix n’aient cessé d’augmenter", analyse Benoît Hamon.
"Le changement" : 30 mesures pour "redresser la France"
Il s’agit d’un premier jet du projet socialiste pour 2012. "Nous avons besoin que le pays se redresse économiquement. C’est pourquoi nous donnerons la priorité à l’investissement", explique Benoît Hamon. Dès le retour de la gauche au mouvoir, "si elles réinvestissent, les impôts des sociétés baisseront. Si elles le redistribuent en dividendes, elles paieront plus d’impôts", expose le porte-parole du PS.
"Les mesures sur la pénalisation des licenciements boursiers, voire leur interdiction, seront aussi dans notre projet", poursuit-il. S’agissant des banques, "nous pratiquerons une surtaxe sur l’impôt sur les bénéfices des banques pour que cela finance demain les retraites (…) Les profits considérables, colossaux, liés aux marchés financiers (devront servir) l’intérêt général, la solidarité, la redistribution des richesses, les services publics", dévoile Benoît Hamon.
En résumé, "ceux qui peuvent le plus, paieront plus", résume le porte-parole du PS.