Jeudi 20 mai se déroule le vote des militants sur la Convention pour un nouveau modèle de développement économique, social et écologique. Le Conseil national du mardi 27 avril dernier a adopté à l’unanimité ce texte qui marque un ancrage à gauche du Parti socialiste. Un Monde d’avance a considérablement pesé sur l’élaboration et la direction de ce texte. Tous nos amendements ont été acceptés lors des séances de travail. Raison pour laquelle nous ne présentons pas de texte alternatif.
La tentation d’une « troisième voie » qui faisait de la social-démocratie une simple ambulance pour les grands blessés des catastrophes générées par le libéralisme, semble définitivement écartée. Foin des rustines, on évoque aujourd’hui « la faillite d’un système ». Place à une critique constructive de la période 1997-2002, où si l’on se félicite des « créations d’emplois, des 35 heures, de la CMU, de la parité et du PACS, on admet n’avoir « pas engagé le changement profond de modèle de société qui était nécessaire »… où l’on regrette qu’en Europe « la social-démocratie ait parfois cédé du terrain à l’idéologie de ses adversaires »… où l’on écrit que « la crise actuelle donne à la gauche une occasion historique de reprendre l’initiative parce qu’elle doit construire un nouveau projet de transformation de la société »… où l’on clame haut et fort que le monde a besoin des valeurs du socialisme que sont l’égalité, la justice et le progrès social. Nombre des combats d’Un Monde d’avance figurent en bonne place dans ce texte.
Ainsi de la remise en cause de la répartition de la richesse entre le capital et le travail, par exemple. Ainsi aussi de l’idée selon laquelle aucune alternative n’est possible à politique budgétaire, monétaire, commerciale et sociale constante. Réhabiliter le rôle de la puissance publique est également une volonté que nous portions depuis longtemps… et contre vents et marées. En découlent divers corollaires : la régulation des marchés financiers ; l’exigence de la fin du secret bancaire ; la séparation entre banque de détail et banque d’affaires ; la création d’un pôle financier public ; la mise sous tutelle d’entreprises qui licencient alors que leur situation économique ne le justifie pas.
En outre, le retour au statut public de la Poste est clairement énoncé ainsi que dans un autre domaine, le soutien massif de l’État à l’économie sociale, aux PME et aux TPE.
Et puis, le Parti socialiste fait enfin sienne la théorie de politiques budgétaires contracycliques : en période de crise, « l’État doit pouvoir financer les politiques de relance nécessaires » ; en revanche, en période de croissance « les excédents doivent être affectés au désendettement ». Dans le même temps, il se prononce pour une augmentation du SMIC et des bas salaires, pour les 35 heures et le repos dominical. Le tout adossé à une grande réforme fiscale, fusionnant impôt sur le revenu et CSG, remettant à plat niches fiscales et sociales et imposition du patrimoine et successions, et instaurant la taxe Tobin sur les transactions financières.
Enfin, le dogme du libre-échange que nous dénoncions depuis des années a fait long feu. Le texte opte pour un « juste-échange » et la mise en œuvre d’outils tels que les tarifs extérieurs communs et les clauses de sauvegarde.
Le travail effectué par la gauche du Parti depuis des années porte donc ses fruits. Et si amendements il doit y avoir sur ce texte, ils émaneront de camarades qui n’étaient pas auparavant, coutumiers du fait !
Dans l’actualité inintelligible, les gigantesques forces qui mènent le monde depuis 1973 font tout, y compris au sein du PS, pour que rien ne change. Qu’UMA résiste et soit lucide !
Voir en ligne : Socialisme En Avant
bonjour,
je suis heureuse que la gauche se réveille, pour la candidate présidentielle, je souhaite une femmme, entourés de gens intelligents, sensibles, économistes en tenant compte de l’humain , respecter les croyances de chaques citoyens, le choix sexuels, remetttre la démocratie en premier thème, s’occuper de l’emploi, des salaires, éviter de raquetter les pauvres et les moyens, les politwiciens doivent donner l’exemple : réduire leur train de vie sur le dos des citoyens qui triment, réduire leur salive au lieu de parler de choses qu’il ne connaissent même pas, ils devraient vivre un quotidien comme nous, faire les courses, prendre les transports en commun, ect....
Si vous voulez que j’adhère , promettez moi, de changer globalement cette société de profits et de remettre l’humain en haute valeur, je souhaite également qu’on demande aux citoyens, adhérants mais aussi sympathisants de gauche de se prononcer sur la,le futur’e) candidat’e) de la gauche.
Pour info, je suis éducatrice, je craque au même titre que les instits, profs, policiers, postiers, infirmières, salariés du public et du privé,
Je suis heureuse d’apprendre que le PS marque en ancrage à gauche. En ce cas il serait déplacé de soutenir DSK s’il se présentait aux élections présidentielles (comme il serait normal de radier des personnes comme Lang, Vals, Rocard...).
En décembre 2007, le FMI s’était fendu d’un éloge prononcé du sarkozisme. Voilà que l’organisme présidé par le "socialiste" Dominique Strauss-Kahn récidive, à propos de la récente loi dite de "modernisation de l’économie" (LME), estimant qu’elle aidera la France à "faire face aux défis mondiaux, à débloquer les rigidités du marché des produits et services, et bénéficiera au consommateur". Exactement ce que prétendent les Lagarde, Fillon, Copé, Lefebvre... On voit bien qu’entre la politique économique de l’UMP et les convictions de l’homme qui, sous le gouvernement Jospin dont "le projet n’était pas socialiste", a privatisé davantage que la droite n’avait osé le faire, il n’y a pas l’épaisseur d’une feuille de papier de cigarette. Dénonçons l’imposture : DSK n’est pas de gauche !